Sur les traces de Bernadette Soubirous qui à 14 ans témoigna d’une apparition de la Vierge Marie, ce documentaire tente de comparer, d’analyser et de percer les mystères autour de ces phénomènes existants depuis plus de 160 ans, d’un point de vue historique et scientifique.

1ère partie (vidéo ci-dessus)

2ème partie

Il y a 160 ans à Lourdes, la Vierge apparaissait à Bernadette Soubirous

En février 1858, il y a tout juste 160 ans, la Vierge Marie apparaissait pour la première fois à la jeune Bernadette Soubirous. Pour fuir la notoriété, la Sainte s’était installée dans un couvent de Nevers. 

Elle lui est apparue dix-huit fois en l’espace de quelques mois. À seulement 14 ans, la jeune Bernadette Soubirous témoignait avoir assisté à dix-huit apparitions mariales, à Lourdes. L’histoire date du 11 février 1858, il y a tout juste 160 ans.

À l’époque, l’adolescente, fille de meunier, part chercher du bois mort avec sa sœur et son amie. Surprise par ce qui lui semble un coup de vent, Bernadette – qui ne sait ni lire ni écrire – tourne la tête vers la grotte de Massabielle (Lourdes).

Elle aperçoit une « lumière douce » d’où apparaît une enfant de petite taille, vêtue de blanc, qui fait le signe de croix. Selon ses mots, la vision lui fait signe d’approcher mais Bernadette, frêle et de santé fragile, n’ose pas. La jeune fille y retourne à plusieurs reprises avec ses amies, mais elle est la seule à voir la Vierge Marie. Il aura fallu plusieurs nouvelles apparitions pour que les suspicions autour de son discours se transforment.

Ce n’est qu’en assistant à son extase silencieuse fin février que les habitants de Lourdes, toujours plus nombreux à venir observer le phénomène, se convainquent que c’est bien la Vierge qui apparaît à Bernadette. Pour autant, elle-même se dit ignorer de qui il s’agit, affirmant avoir vu Aqueró (mot occitan signifiant « cela »), qui a la forme d’une petite fille. Le 25 février, c’est sur ses indications que Bernadette creuse le sol boueux pour y découvrir une source d’eau. Certains la considèrent comme folle, d’autres finissent par venir à la source.

Pour autant, il faudra attendre le 1er jour de mars pour qu’elle livre ses premiers miracles : à l’aube, Catherine Latapie, qui a deux doigts de la main droite « pliés et paralysés », les trempe dans l’eau de la source. Ils y auraient retrouvé leur mobilité !

Cette guérison, advenue lors de la douzième apparition à Bernadette, fera ensuite partie des sept guérisons miraculeuses de 1858.

L’apparition du 25 mars permettra quant à elle de mettre un nom sur cet Aqueró qui aurait prononcé ces mots « Que soy era Immaculada Councepciou » (« Je suis l’Immaculée Conception »). Après avoir été mise à l’écart par le préfet qui souhaitait éloigner « toute personne qui se dit visionnaire », Bernadette a eu une dernière apparition, le 16 juillet de la même année.

Béatifiée et canonisée

Une commission d’enquête durera plus de trois ans, jusqu’en janvier 1862 où l’évêque de Tarbes publie un mandement : « Nous jugeons que l’Immaculée Marie, Mère de Dieu, a réellement apparu à Bernadette Soubirous, le 11 février 1858 et les jours suivants, au nombre de dix-huit fois, dans la grotte de Massabielle, près de la ville de Lourdes ; que cette apparition revêt tous les caractères de la vérité, et que les fidèles sont fondés à la croire certaine. »

Au printemps 1860, alors que le culte populaire autour de Bernadette devient de plus en plus incontrôlable, son entrée à l’hospice des sœurs de la Charité (institution chrétienne de Nevers, dans la Nièvre, dédiée à l’enseignement et aux soins des malades) se profile.

De son choix elle dira « Je vais à Nevers parce qu’on ne m’y a pas attirée ». En juillet 1866, elle s’y installe et devient sœur Marie-Bernard. Dans ces premiers jours à Saint-Gildard, elle découvre la statue de Notre-Dame des Eaux, statue de Marie installée dans une sorte de grotte où Bernadette viendra « dégonfler son cœur » parfois bien lourd. À Nevers, elle sera religieuse, parfois infirmière, souvent soignée. Dès 1875, elle est constamment malade. Atteinte d’une tuberculose et d’un asthme chronique, elle meurt à l’infirmerie le 16 avril 1879, à 35 ans.

Pour procéder à sa béatification en juin 1925, son corps est exhumé. Il est retrouvé dans un état de conservation « extraordinaire », soulevant là encore un mystère. Son visage noirâtre est recouvert d’un masque de cire. C’est ainsi qu’elle est exposée depuis, dans une châsse de verre au couvent Saint-Gildard de Nevers, où viennent se recueillir plus de 200.000 personnes chaque année.


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