D’abord, Emmanuel Macron a fait supprimer, avec la collaboration active du RN, la redevance télévisuelle, aggravant la dépendance des médias publics aux politiques. Puis, son Gouvernement a réquisitionné les moyens humains nécessaires pour mettre en échec une grève causée par la captation des super-profits par les super-riches.

Les manifestations que cette politique engendre sont de plus en plus violemment réprimées, imprimant chez les Français une crainte à exercer ce droit fondamental.

Et cerise sur le gâteau, partout en Europe, le discours xénophobe, racialiste et anti-droits de l’homme gagne une visibilité inconcevable depuis la fin de la seconde guerre mondiale.


Une ministre anglaise rêve de pouvoir déporter par avions entiers des migrants jusqu’au Rwanda. « Pour leur bien », pour qu’ils puissent demander l’asile dans de bonnes conditions.

La société moderne, fondée sur un pacte fondamental de garantie de l’autonomie du Peuple est balayée par les peurs et angoisses existentielles, qui justifient tous les piétinements aux principes démocratiques.

Piétinements en Hongrie, par exemple, où l’essentiel des médias est contrôlé par les proches et fidèles du pouvoir. Piétinements encore en Pologne, où les juges sont progressivement mis sous la tutelle du pouvoir exécutif. Piétinements en Russie enfin, où les opposants pacifiques aux décisions poutiniennes sont molestés, violemment incarcérés et persécutés.

La situation peut paraître désespérante, mais c’est parce que les piliers fondamentaux de nos sociétés démocratiques vacillent. Le vivre ensemble, autour de valeurs communes, permettant un espace d’échange et de partage, est sensiblement menacé. Les droits de l’homme, qui furent longtemps un terrain d’entente entre droite et gauche, reçoivent des coups de plus en plus durs. La démocratie, qui a justifié tant de fronts républicains, est de plus en plus fragile et réduite.
Notre Assemblée nationale a bien du mal à s’accorder sur les grandes valeurs qui nous unissent et seuls des accords superficiels et de circonstances arrivent à se conclure.

Dans l’épisode précédent, on a vu que les droits de l’homme sont ces prérogatives garanties juridiquement et inaliénables, accordées du seul fait d’être humain.

On a vu qu’ils avaient été pensés à la fois contre l’arbitraire des Rois, et pour fabriquer une société plus juste. Ces droits humains ont reçu un tout nouveau visage après la seconde guerre mondiale. Les atrocités commises à Auschwitz comme à Hiroshima ont rappelé à quel point il fallait que ces principes fondamentaux reçoivent une protection efficace.

Pas juste des mots. Des actes.

Pour ça, on a imaginé une autre façon de faire la politique, où les élus seraient vraiment tenus au respect des droits de l’homme.

Et pour cela on a créé des juges spécialisés, qui vérifient que les hommes politiques n’abusent pas de leurs prérogatives, et, si jamais ils en abusent, qui peuvent annuler des décisions prises contre la volonté solennelle du Peuple souverain.

Mais la présence des droits humains et de leurs juges sur le terrain politique hérisse beaucoup de poils. On leur reproche d’être trop de droite quand ils défendent la liberté d’entreprise ou de la chasse, ou d’être trop de gauche quand ils condamnent l’État pour inaction climatique, ou qu’ils retoquent l’utilisation des nasses mobiles en manifestations. Se pose ainsi la question brûlante du caractère démocratique de tout ce système.

Est-ce vraiment démocratique d’avoir des règles qui encadrent la volonté des représentants du Peuple ?

Et pire encore, que ces règles soient garanties par des juges, non-élus ?

Dans une période où ces droits, essentiels, sont de plus en plus menacés et risquent même d’être franchement retirés, il est central de comprendre en quoi démocratie et droits humains sont deux choses foncièrement inséparables.


Plus encore, il faut voir ce que l’on risque de perdre, si les droits de l’homme sont réduits.


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