https://youtu.be/Nk0e9lhc0yw

En 2015 Anne-Laure Bonnel, jeune réalisatrice de documentaires, journaliste, enseignante à la Sorbonne, suivant son cœur, décide d’accompagner son père provenant de l’Ukraine, dans la région du Donbass. Au cœur de la guerre, elle capte les images terribles d’un conflit meurtrier et d’un désastre humanitaire sans précédent.

La documentariste française a recueilli des témoignages de personnes qu’elle avait rencontrées lors de son séjour. Anne-Laure Bonnel se penche sur le conflit dans son universalité. L’auteur souligne que dans le cadre de son travail sur le film elle s’est concentrée sur le visage humain et le revers de la guerre donné aux spectateurs en laissant hors champs le contexte politique


La réalisatrice infiltre ainsi le quotidien des populations civiles. Prisonnières de cette situation, elles sont les victimes principales du conflit. A travers sa caméra, Anne-Laure Bonnel capte leurs cicatrices, leurs plaies, celles qu’on ne voit pas mais qui sont gravées dans leurs cœurs et leurs esprits : la peur, le deuil, le chaos.

Anne-Laure a vécu les horreurs et les pertes des événements sanglants : au cours du tournage, un technicien a été kidnappé puis assassiné.


Le conflit a fait plus de 10 000 morts civils en onze mois. Par ses images authentiques et vivantes, Donbass ressemble à un road-movie à la recherche des valeurs oubliées. Mais selon l’auteur du film, c’est surtout une métaphore de la guerre qui se regarde à hauteur d’homme, loin de toutes considérations politiques. C’est cet appel qui était au cœur de la présentation du documentaire au Festival au cinéma pour les Droits Humains.


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