L’apologie du terrorisme

Le fondamentalisme, enfanté par le “Salafisme” et les “Frères musulmans”, attise la haine des musulmans au sein de la communauté judéo-chrétienne. Mais ce fondamentalisme est contagieux et ne touche plus seulement des musulmans. Outre les conversions, l’idéologie fondamentaliste se répand sous diverses appellations et touche de plus en plus de personnes “bien intentionnées”.

L’émergence d’une judéophobie planétaire : islamisme, anti-impérialisme, antisionisme

Nous nous trouvons aujourd’hui dans un contexte convulsif, marqué par la présence simultanée et menaçante de deux configurations antijuives :

  • D’une part, le vieil antisémitisme lié à l’extrême-droite ou au nationalisme xénophobe se porte bien un peu partout en Europe, et semble même être en France dans une phase d’augmentation ou de réactivation conjoncturelle.
  • D’autre part, une idéologie antijuive aux dimensions planétaires est en cours d’émergence, elle tend à s’installer dans le sens commun et touche tout particulièrement la société française, à travers des violences intolérables.

Les propagandistes islamistes comme les démagogues néo-gauchistes pratiquent systématiquement le terrorisme intellectuel dans les médias qui leur sont ouverts : toute critique de leur discours ou de leur comportement est aussitôt assimilée à un indice d’« islamophobie », de « racisme », de « fascisme » ou de complicité avec « l’extrême-droite ».

La guerre contre les Juifs est aujourd’hui conduite par les mouvances qui désignent la démocratie libérale, clairement ou non, comme leur ennemi.

Si l’on place à part l’islamisme, susceptible cependant de constituer un allié conjoncturel de l’extrême-droite (classiquement groupusculaire ou modernisée sur le mode national-populiste) comme de l’extrême-gauche réorientée par l’antiglobalisme gnostique (la quête d’un « autre monde »), il reste à considérer les extrémismes qu’il est convenu de situer à droite et à gauche, où l’on peut observer les expressions diversifiées d’un même « antisionisme » fanatique, d’une même israélophobie frénétique.

La diabolisation d’Israël et du « sionisme », ainsi que la dénonciation litanique de l’impérialisme « américano-sioniste », s’incarnent dans une constellation d’attitudes idéologiques qui ouvre un espace commun aux islamistes et aux extrémismes de droite et de gauche.

La nouvelle vague antijuive, qui se manifeste planétairement par des discours d’accusation autant que par des actions violentes, est portée à la fois par l’islamisme radical, de façon ouverte, et par le nouveau gauchisme tiers-mondiste, d’une façon plus ou moins voilée (à travers l’antisionisme radical ou absolu).

La nouvelle judéophobie se fonde sur un amalgame polémique entre Juifs, Israéliens et « sionistes », ces derniers étant fantasmés comme les représentants d’une puissance maléfique, et elle se constitue autour d’un noyau idéologique bien défini :

L’antisionisme absolu, qui, sur la base d’une délégitimation sans réserve de l’État d’Israël, prône ouvertement son démantèlement, ou sa destruction violente.

Cet « antisionisme » extrémiste ne relève donc pas d’une critique légitime de la politique mise en œuvre par tel ou tel gouvernement israélien, ni même d’une mise en question du projet sioniste tel qu’il s’est historiquement défini, afin de donner une « solution » à la « question juive ».

L’antisionisme absolu revient à nier le droit à l’existence d’Israël alors même que cet État existe et que des citoyens israéliens le reconnaissent comme le leur : il constitue un appel à son élimination.

Voilà ce qui surgit et se diffuse, sans reproduire un modèle historique connu :

Une vision diabolisante des Juifs, assimilés à l’entité mythique censée incarner une puissance maléfique : « les sionistes », accusés litaniquement de « racisme », de « fascisme », d’« expansionnisme », d’« impérialisme », d’« apartheid » et de « génocide » (ou, plus précisément, de « palestinocide »).

Cette vision dite « antisioniste » enveloppe des appels à la haine, voire au meurtre.

Dans le cerveau des djihadistes suisses

Un reportage de Sofia Pekmez et Yannick Tenet (vidéo ci-dessus)

La pandémie a mis un peu en veilleuse un autre sujet : le terrorisme, et sa présence ici, en Suisse romande. On a passé trop vite sur le procès d’un Vaudois, à Paris, en janvier de cette année, condamné à 15 ans de prison pour soupçon de préparation à des actes terroristes, en Suisse et en France.

Alors nous avons décidé de revenir sur ce procès. Parce que pour la première fois, grâce aux milliers de pages de l’instruction, que nous nous sommes procurées, aux expertises psychiatriques, aux interrogatoires de police, il est possible de comprendre de manière détaillée comment Goran, c’est son nom d’emprunt, s’est radicalisé. Il n’est pas le seul : ce jeune homme d’Yverdon, marié et père d’un enfant, a entraîné dans son délire un autre soldat perdu du Djihadisme, Omer, qui lui est passé à l’acte. C’est Omer, rappelez-vous, qui a assassiné froidement avec un couteau de cuisine en automne dernier Joao, à la gare de Morges, devant sa copine et ses amis.

Alors ces fous d’Allah sont-ils fous tout court, comme l’évoque Sofia Pekmez, notre journaliste, qui a mené cette enquête avec Yannick Tenet?

Pas du tout, vous allez le voir. La soi-disant maladie psychique est une explication trop simple, qui évite de poser les questions qui dérangent, dans un pays, la Suisse, où le thème du terrorisme est encore tabou. Car comment et pourquoi des jeunes qui ont grandi ici en arrivent-ils à devenir « nos » terroristes, comme le dit un de nos experts ? C’est à ces questions que répond ce reportage, pour lequel nous avons abondamment recouru à la technique de l’évocation, inspirée de la fiction, tant les images sont évidemment rares.

Rappelons encore que le premier mars 2021, le Conseil des Etats a refusé une motion qui demandait à ce que les Suisses de retour du jihad, en Syrie ou en Irak par exemple, et qui auraient soutenu ou fait partie d’une organisation terroriste, soient placés en détention préventive à leur retour en Suisse.

Les sénateurs ont estimé que cela allait contre l’Etat de droit et que la loi permettait déjà, dans des situations exceptionnelles, de recourir à la détention préventive. Rappelons également que nous voterons sur ce thème, le 13 juin 2021.


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