Les films Jason Bourne sont une série de films d’action, d’espionnage et de thrillers américains, basés sur le personnage de Jason Bourne, tueur de la CIA souffrant d’amnésie.

Jason Bourne a longtemps été un homme sans patrie, sans passé ni mémoire. Un conditionnement physique et mental d’une extrême brutalité en avait fait une machine à tuer – l’exécuteur le plus implacable de l’histoire de la CIA.

On pourrait croire à une histoire fantaisiste imaginée par des scénaristes hollywoodiens mais on verra, interviews et documents à l’appui, que des aspects de la trilogie Jason Bourne sont inspirés de pratiques réelles.

On a pensé que MK Ultra (Mind Kontrol Ultra) était de la fiction. On a pensé que le projet MONARCH ou BLUE BEAM étaient de la pure invention…jusqu’aux excuses publiques de Bill Clinton en 1995.

Pour simplifier, ce sont des techniques employées à l’époque (nous dit-on) par la CIA. L’administration de certains psychotropes conduisent le sujet, au pire, à commettre des meurtres commandés comme sous hypnose (le candidat mandchourie). Il ne se souvient de rien lorsqu’il reprend conscience.

Dévoilement public du projet Mk-Ultra de la CIA

Entre août et septembre 1977, des informations sont rendues publiques sur l’opération Mk-Ultra, dirigée par la Central Intelligence Agency (CIA). S’étalant des années 1950 à 1973, ce projet secret implique l’utilisation de drogues sur des sujets non consentants dans le but de développer des techniques de contrôle mental.

À la suite de la publication d’un article choc du New York Times en 1974 concernant la pratique d’activités illégales de la CIA en sol étatsunien, des commissions présidentielles et parlementaires sont tenues pour faire la lumière sur cette histoire.

À partir de 1975, plusieurs opérations de la CIA sont dévoilées, mettant la population au fait de ses actions domestiques et étrangères. En 1977, des témoignages devant la United States Senate Select Committee on Intelligence (SSCI) et des documents rendus publics à la suite de demandes d’accès à l’information entre août et septembre permettent à la population de connaitre l’existence de Mk-Ultra.

Ayant été appelé de différentes façons par les agents impliqués, ce projet, qui s’étale des années 1950 à 1973, vise à développer des techniques de contrôle mental grâce à l’hypnose, la consommation de drogues ou des méthodes béhavioristes. L’un de ses aspects les plus connus est l’utilisation de diéthyllysergamide (LSD) sur des sujets essentiellement non consentants, comme des clients de faux bordels dans les années 1950.

De plus, on apprend que la CIA a financé des programmes sur le contrôle mental dans 80 institutions, dont 44 collèges et universités.

Selon les documents de l’agence, les expériences sur des sujets non consentants ont cessé après 1964. Elle aurait utilisé des volontaires jusqu’en 1973. La pertinence de Mk-Ultra est justifiée par la conviction que les Soviétiques et les communistes chinois avaient des projets similaires et qu’il était nécessaire, dans le contexte de la guerre froide, de ne pas être en retard dans ce domaine.

Des spécialistes notent toutefois que, ce faisant, les États-Unis n’ont pas respecté le Code de Nuremberg de 1947, stipulant que la recherche médicale doit se faire sur des patients consentants et avec l’objectif d’améliorer la condition humaine.


Le projet MK-Ultra, dévoilé en 1975, est le nom de code d’un projet secret paralégal voire illégal de la CIA des années 1950 à 1970 visant à développer les techniques de manipulation mentale. Il semble que ce projet ait connu plusieurs évolutions et a vu le développement de sous-projets et de projets parallèles. Ainsi de 1951 à 1963, il se nommait projet Artichoke. le projet Bluebird (1951-1953) lui est apparenté. Les projets MK-Monarch, MK-Naomi, Mk-Search, MK-Often et MK-Chickwit seraient des sous-projets liés. D’une manière générale, ce projet repose sur les mécanismes de dissociation psychologique des sujets, que celle-ci soit induite volontairement ou déjà présente. Il s’agit dans le projet MK-Ultra d’utiliser cette dissociation pour provoquer des comportements.

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